Chronique pour « Le facteur Vorlon », par Lolita Leblanc

« Mia Donovan psychologue se réveille irradiée de douleur. Comme si son corps se reconstituait. Elle expérimente toute la souffrance de sa renaissance et de sa création en une seule épreuve. Cette reconstitution est si atroce qu’elle devra réapprendre à parler, à bouger, à manger.

Où a-t-elle atterri?

Qui sont ces autres qui affirment avoir vécu le même tourment sous diverses intensités?

Quel est cet endroit sans issue qui dégage une telle malveillance où l’on se sent constamment surveillé?

Qu’est-ce que cette matière noire qui recouvre certaines zones, mais qui semble vivante et vous révulse dès sa proximité?

Mia et un groupe d’inconnu dont certains hostiles, d’autres suspicieux et quelques-uns facilement manipulables devront s’unir pour survivre. Survivre à la malnutrition et le rationnement, l’isolement et l’inconnu, les complots et la menace de mourir à tout instant. Car il semble que tous ont une date de péremption. Mais dans quel but et qu’elle est-elle?

***

Ce roman vous tient en haleine du début à la fin. Une brique qui vous cloue sur le bout de votre chaise à retenir votre souffle. Cela pourrait paraître long, mais pas du tout. On ne voit pas les pages comme un obstacle, mais plutôt comme de la glace qui fond sous la sueur de votre captivité à cette plume incroyable. Cette histoire nous bombarde de surprises et de : – ah, je ne l’ai pas vu venir celle-là!

Comment l’auteur peut-il sortir autant des sentiers battus et parvenir à un tel paroxysme émotionnel chez le lecteur?

Puisqu’il rêve la base de ses histoires, il est peut-être un peu sorcier… qui sait!

Depuis ma lecture de la trilogie Dreamwalkers, je suis une fan inconditionnelle de ses univers. Son talent n’est plus à prouver. Cette fois encore, il m’a jetée à terre.

Ne craignez pas une indigestion de l’épaisseur de ce livre. Craignez plutôt d’en vouloir plus et de n’être jamais rassasié du menu singulier de ce chef incontestable du thriller.

Je vous le recommande et j’ajoute que cet homme est né pour écrire, né pour concocter des aventures aux saveurs inusitées.

Alain Lafond mérite sa place de maître aux côtés des grands auteurs de ce siècle.

Mon verdict = 10 / 10. »

Retour de lecture, par Lolita Leblanc

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