Chronique – Par Etienne Denis

Critique (sans divulgâchage) du roman Le Facteur Vorlon, d’Alain Lafond.

Résumé : très bon thriller de science-fiction. J’ai beaucoup aimé.

LE PITCH
Mia Donovan se réveille dans un lieu inconnu à la suite d’un processus de réanimation douloureux. Cinq autres protagonistes lui apprennent qu’elle est tout simplement apparue du vide. Aucun d’entre eux ne se rappelle comment il est arrivé à cet endroit. On lui révèle également qu’il existe un autre processus, tout aussi rapide et atroce, qui peut survenir à n’importe quel moment : la personne se décompose alors et disparaît entièrement.

LA CATÉGORIE / POUR QUELS LECTEURS
C’est un triller de science-fiction avec une petite touche d’horreur. Pas de description détaillée de trucs horribles (perso, ça m’aurait probablement écœuré), mais plutôt un huis clos oppressant (en fait, pas mal oppressant).
Le style est efficace. On n’est pas dans une prose raffinée, remplie d’évocations poétiques qu’un prof de littérature voudra écrire au tableau. Hé, ce n’est pas le but! Le style fait avancer l’histoire.

LES POINTS FORTS
L’histoire fonctionne. Je lisais avec avidité.
Les personnages ont un objectif commun clair et important : survivre et sortir de là. Pour réussir ça, ils doivent comprendre. Ils poursuivent donc le même objectif que le lecteur, qui lui aussi veut comprendre, veut savoir.
J’ai aimé que les personnages soient bien campés, chacun avec sa personnalité, ses motivations et ses façons bien à lui de résoudre les problèmes. Cela amène des conflits qui rendent l’histoire intéressante. Durant ma lecture, je n’ai pas eu de réaction de type « ben voyons donc, yé ben donc stupide! », comme ça arrive parfois dans les thrillers (exemple, des ados entrent dans un manoir hanté et se séparent… uniquement parce que le scénario a besoin qu’ils soient séparés).
Je n’ai détecté aucune incohérence majeure, aucun point où j’ai dû faire semblant d’y croire pour continuer à lire. (Oh, peut-être une toute petite incohérence à la fin, mais c’est peut-être moi qui n’a pas bien compris. Et puisque c’est à la fin, ça n’enlève rien au plaisir de lecture.)

LES POINTS FAIBLES
Le seul réel point faible, qui ne doit pas être attribué à l’auteur, mais bien à l’éditeur : l’histoire est séparée en deux tomes. Si vous lisez uniquement le premier tome, l’histoire n’est pas complète, on vous laissera sur un cliffhanger. À la fin de la dernière page du tome 1, vous voudrez télécharger le tome 2.

L’autre point faible n’est pas vraiment un point faible, mais plutôt une préférence personnelle. J’aime quand un roman change ma vision du monde, me fait voir certains aspects de la vie sous un autre angle. Ce n’est pas l’objectif de ce roman et c’est très correct ainsi. Cela m’empêche cependant de placer ce roman dans la catégorie « chef d’oeuvres », comme The Handmaid’s Tale ou 1984. Mais soyons clairs, placer un roman dans la catégorie juste en dessous de The Handmaid’s Tale et de 1984, c’est un super compliment.

LE VERDICT
Pour un thriller de science-fiction dont le but est de vous faire lire le prochain chapitre : 5/5.

(Référence: Étienne Denis)

Cette entrée a été publié dans Critiques. Ajoutez en favoris avec ce permalien.